Viol : le club des jeunes filles leaders de Guinée hausse le ton

 Le club des jeunes filles leaders de Guinée en partenariat avec l’Office pour la protection du genre, de l’enfance et des mœurs en Guinée (OPROGEM) a tenu une conférence de presse ce jeudi 02 juillet 2020 à Conakry. Objectif : parler de la lutte contre le viol, une pratique devenue récurrente en cette période de crise sanitaire en Guinée.
Selon la chargée de Communication du Club, les cas de viol se multiplient ces derniers temps, au grand dam des victimes, leurs familles et la société tout entière. « Vous constatez avec nous qu’il y a maintenant plus de cas de viol qu’avant. On se pose la question si c’est parce qu’on ne dénonçait pas ces cas de viol ou si c’est dû à autre chose ? En tout cas le phénomène est en train de croître, les victimes de viol sont devenues nombreuses à Conakry et à l’intérieur du pays. Cette pratique nous chagrine tous. La faute à qui ? Au manque de respect des lois ou à l’impunité », explique Aminata Abass Doumbouya.
« On parle de cas de viol sur les petites filles de moins de 12ans, sur les petites filles de moins de 2 ans, sur les bébés. Cela nous interpelle étant donné que nous sommes une organisation de défense des droits des filles. On a un rôle à jouer dans la lutte contre ces cas de viol qui sont peut-être dus à la situation de Covid-19 qui fait en sorte que les filles ne partent pas à l’école. Elles sont à la maison avec leurs bourreaux. Elles ne sont en sécurité nulle part : ni en famille, ni dans les lieux de culte, ni en société encore moins dans le voisinage. Où peut-on confier les petites filles actuellement ? Qu’est-ce qu’il faudrait faire pour changer la donne ? Nous, au sein du Club des jeunes filles leaders de Guinée, nous sommes débordées tant avec par nos antennes de l’intérieur du pays qu’à Conakry », ajoute Kadiatou Konaté, secrétaire administrative de la même plateforme.
Hawa THIAM