Télétravail en période de pandémie Covid-19: des employés racontent leurs expériences

Dans le souci de minimiser la propagation de la maladie à coronavirus, certaines entreprises ont pris le devant en ramenant le travail à la maison d’où le télétravail. C’est dans cette perspective que votre quotidien en ligne à travers un de nos reporters a joint par téléphone  ce mardi 26 mai 2020 certains employés du pays.

Selon Julie Tchadjo, le volume de travail a doublé pendant cette période de pandémie, et ce malgré la réduction des heures de travail. En plus du travail du bureau,  elle fait aussi le télétravail. Donc, elle travaille plus qu’il n’en faut.

« On te met tout à disposition pour travailler. Si tu as besoin de l’internet, sauf que ça change les habitudes de tous les jours et c’est un peu fatigant aussi. De fait qu’on réduise les heures de travail, je travaille plus que quand je travaillais de 8heures à 17heures. De 8heures à 15heures, je n’ai quasiment pas de pause. Et comme en ce moment, on ne peut pas se retrouver pour faire des réunions, on fait les réunions en ligne. Donc, comme moi j’appartiens par exemple à un groupe, ce qui fait que par jour, je peux avoir trois à quatre réunions en ligne sur zoom, sur times, … » explique l’agent banquière

Elle poursuit en expliquant qu’il est impératif que certaines postes stratégiques de la boite soient sur place, par contre les commerciaux font le télétravail

« A la banque par exemple, les postes stratégiques c’est-à-dire ceux qui sont à la caisse et pour les opérations courantes, ils sont tenus obligés de venir. Maintenant, les commerciaux vont vers les clients, ils ne sont pas obligés de venir parce qu’ils peuvent appeler les clients au téléphone. Il y en a qui vont utiliser les cartes magnétiques pour ne pas venir à la banque ou il y a le monde, il y en a d’autres qui n’ont pas le Choix. Mais, pour les caissiers, les chefs d’agence, ils sont tenus obligés  de venir parce qu’il y a certaines opérations qu’eux seuls peuvent débloquer » a-t- elle fait savoir

Quant à M. Magassouba de la Société Minière de Boké (SMB), il dit n’être pas à sa première expérience dans le télétravail. Cependant, il décrit l’environnement dans lequel ce télétravail peut être possible dans la mesure où toutes les conditions sont réunies

« Je ne vois aucune contrainte parce que avant de l’expérimenter ici, j’avais déjà fait du télétravail en France. Certaines sociétés ont mis ça en  place bien avant cette période de covid-19. Parce que ça représente de grosses économies pour les groupes. Quand, je prends par exemple France télécom, ça fait longtemps qu’ils ont mis en place ce télétravail. Donc,  trois jours au bureau et deux jours à la maison, mais ils se chargent eux-même d’installer les matériels adéquats qu’il faut pour qu’on puisse travailler dans les conditions optimums à partir de la maison. La quasi-totalité de mon travail se fait sur ordinateur du moins qu’il est portable, et que je peux avoir le calme qu’il faut à la maison. Mon employeur me donnait souvent l’opportunité de travailler à la maison » a-t-il declaré

Mr Magassouba exhorte les  employeurs de promouvoir ce télétravail pour laisser du temps aux parents de profiter de leurs enfants, tout en soulignant les bienfaits du teletravail

«  Pour faire des économies,  les sociétés devraient revoir leurs prestations pour donner aussi le temps au gens de profiter de leurs enfants en bas âges. On pourrait mettre en place le télétravail, en faisant une alternance par exemple. On travaille toute une semaine à la maison et toute une semaine au bureau ou alors, dans la semaine, on travaille trois jours au bureau et deux jours à la maison. Ça laisse aussi le temps au gens notamment, qui ont des enfants en bas âges de pouvoir s’occuper des deux. Moi, je pense que quand on fait le télétravail, on a plus de liberté de mouvement, en même temps on peut faire une autre tâche à côté pour la maison, s’occuper des enfants, faire la cuisine … et au final les sociétés gagnent de l’argent puisqu’il y a une économie d’énergie, et c’est aussi une économie pour l’employeur qui n’a pas payé du carburant pour aller au boulot » a-t-il conclu

Hawa THIAM