Ouverture à Conakry de la première réunion du comité inter-parties autour de la présidentielle d’octobre

Dans la perspective de l’organisation des élections présidentielles de 2020, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a officiellement lancé, ce vendredi 03 juillet 2020, la première réunion de concertation du Comité inter-parties (CIP). Objectif : faire la présentation des dispositions relatives à la mise en place des démembrements, la révision exceptionnelle des listes électorales complémentaires et le chronogramme de la présidentielle de 2020.
En présence des représentants des partis politiques, ceux de la société civile guinéenne, des partenaires techniques et financiers et les représentations diplomatiques accréditées en Guinée, Bakary Mansaré, l’un de deux vice-président de la Ceni a, dans son discours d’ouverture, rappelé aux participants les valeurs démocratiques d’une élection.
«Les élections ne sont pas symbole ou synonyme de suspicion, de méfiance, d’exclusion, de violence, malheureusement, entretenues par certains de nos concitoyens, défiant la cohésion sociale et l’unité qui constitue notre fierté nationale. Les élections présidentielles de 2020, sont un élément majeur de mise en œuvre des acquis démocratiques et de l’état de droit ».
Parlant des motivations ayant entraîné la tenue de cette première réunion, Bakary Mansaré a expliqué que «cette session tourne autour de trois (3) thématiques majeures: le projet de chronogramme technique, la remobilisation des démembrements, la révision à titre exceptionnel des listes électorales pour un fichier électoral mieux accepté pour qu’ensemble, comprendre le mode opératoire et les dispositions mises en œuvre pour la bonne réussite de ces opérations électorales. La CENI vous convie aisément à un débat fructueux, sans faux-fuyant, dans un respect mutuel. C’est à travers ces débats que les suspicions seront dissipées et que les méfiances seront transformées ou converties en confiance. Nous attendons donc vos observations des propositions afin que la CENI à travers son cadre juridico-administratif qui l’encadre puisse prendre ces propositions pour pouvoir avancer».
Le commissaire poursuit en invitant les acteurs du processus à s’impliquer pour la réussite de l’élection. «Pour réussir ce pari, tous les acteurs électoraux impliqués dans le processus doivent jouer leur partition dans l’organisation de ces élections apaisées, inclusives et transparentes dans une dynamique de concertation permanente. (…) La Ceni reste ouverte à recevoir les propositions, les suggestions, les contributions, voire à être sollicitée par les partis politiques. Mais seulement, la Ceni va rester à égale distance avec les partis politiques, pour s’assurer de sa neutralité».
De son coté, le directeur du National Democratic Institute (NDI), Paul Amegakpo est revenu sur l’implication de son institution dans le processus électoral.
«Nous avons jugé nécessaire de soutenir cette activité de la Ceni dans la mesure où les enjeux de la prochaine présidentielle sont de taille. Il est important de s’assurer que les conditions d’une élection libre, inclusive, transparente et apaisée soit réunies. C’est le souci majeur de la Ceni qui est le seul réceptacle de toutes les expressions légitimes de bonne organisation d’une élection. Nous n’avons ménagé aucun effort pour réunir les conditions idoines et exceptionnelles pour rendre possible cette première session. Nous sommes fondés d’espoir que les échanges qui se dérouleront durant cette journée, en deux étapes, serviront à baliser la voix pour des actions concertées, responsables, dans le cadre d’un dialogue constructif» a-t-il souhaité.

Barry Bouka