L’organisation d’élection sans violence en débat à Conakry

A quelques mois de l’élection présidentielle (prévue pour octobre prochain), le réseau Convergence des Jeunes Leaders pour la Paix et la Démocratie (CoJelPaid) a officiellement lancé ce mardi 28 juillet 2020 le projet “Guinée Élections Sans Violence”.

Objectif, informer, sensibiliser, éduquer les citoyens sur la révision exceptionnelle des listes électorales. Mais aussi promouvoir le dialogue entre les acteurs du processus, pour une élection débarrassée d’incidents dans notre pays.

Prenant la parole devant le représentant de la CENI, les jeunes médiateurs sociaux et les animateurs communautaires, le Coordinateur général de la Convergence des Jeunes Leaders pour la Paix et la Démocratie a indiqué que ce projet s’articule autour de trois(3) axes principaux.

«Le premier pilier est la promotion de la médiation sociale, c’est-à-dire l’intervention de tous les acteurs sociaux y compris la communauté internationale pour faciliter le dialogue entre les parties prenantes du processus électoral. Que tout ce que nous avons en termes de différends puisse être géré dans le respect des textes de lois, par le dialogue, par les échanges pour que chacun, dans ses préoccupations, dans ses ambitions, soit pris en compte dans le strict respect de la loi. Le deuxième pilier consiste à faire une sorte de veille électorale par le monitoring de la violence. Aussi bien dans les discours, dans les actes mais aussi la violence dans l’observation stricte des textes de lois en matière électorale. Ce qui va passer par la mise en place par opérationnalisation des comités de dialogue et de veille citoyens. Le troisième porte sur l’information, la sensibilisation de la population sur toutes les étapes du processus électoral, pour que les citoyens sachent qui doit faire quoi, où et à quel moment. De façon globale voilà ce que nous appelons Guinée Election sans violences, un projet qui a commencé depuis le mois de février dernier avec la formation d’une crème d’acteurs de la société civile dans le cadre de l’observation des questions de contentieux électoral, la sensibilisation de toutes les couches sociales pour qu’elles se fassent enrôler et obtenir les cartes d’électeurs », précise Abdoul Sacko.

Présidant la cérémonie d’ouverture, Mamady 3 Kaba, commissaire et porte-parole de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) s’est dit satisfait de l’engagement du réseau COJELPAID dans la promotion de la paix et de la quiétude sociale avant, pendant et après toute élection en Guinée. Il a par ailleurs apprécié l’initiative qui, selon lui, corrobore avec les ambitions de la CENI.

« L’intitulé même du projet promet beaucoup. Et c’est en cela que la CENI accorde un intérêt particulier à ce projet parce que parler d’une élection c’est parler de la non-violence. Le réseau COJELPAID et ses partenaires ont bien une expérience en la matière. Et le porteur du projet, en plus du projet lui-même, constitue pour la CENI une assurance. Parler d’une élection, c’est de parler de la non-violence. Parce que la démocratie même c’est la paix, c’est la quiétude, c’est l’unité et c’est l’entente. Nous avons accueilli le projet avec beaucoup d’intérêt et c’est cet intérêt qui justifie ma présence à cette rencontre comme pour dire que la CENI compte entièrement sur le réseau COJELPAID et ses partenaires pour une meilleure campagne de sensibilisation de nos concitoyens sur la nécessité d’une élection sans violence. Il faut que nous ayons une élection sans violence, une élection transparente, crédible dont les résultats seront acceptés par tous les candidats », a-t-il rappelé.

En marge de cette cérémonie de lancement, un atelier d’orientation des médiateurs sociaux et animateurs communautaires a été ouvert en faveur des représentants des structures de la Société civile.
Bouka Barry