La sculpture: un métier qui intéresse aussi la couche féminine en Guinée

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La sculpture: un métier qui intéresse aussi la couche féminine en Guinée


En prélude de la journée internationale de la femme prévue le 08 mars de chaque année à travers le monde, notre équipe s’est intéressée à la sculpture, un  métier le plus souvent réservé aux hommes. Pour casser cette idéologie, Aïssata Kourouma excelle dans ce métier depuis une vingtaine d’années pour subvenir à ses besoins.

« Peu de femmes en Guinée sont passionnées  par certains  métiers comme la sculpture sous prétexte qu’il est réservé aux hommes. Pourtant, avec le courage, il est bien possible  d’exercer  cette  activité », souligne Aïssata Kourouma sculpteure depuis une vingtaine d’années. 

Née d’une famille  forgeronne, Aïssata  Kourouma n’a pas eu la chance de poursuivre ses études. Après la mort de son époux, c’est désormais à elle de  prendre les destinées de la famille en main. Avec son niveau, elle estime qu’elle n’avait aucun choix si ce n’est la sculpture que font ses parents. 

« La sculpture est réservée aux hommes mais moi, j’aime l’art et je suis née et mariée dans une famille ou toute le monde pratique ce métier donc,  lorsque mon mari est mort, je ne savais  pas quoi faire mais chez nous, les jeunes passaient la journée à travailler et  le soir pour pouvoir passer la nuit, ils vendaient les objets travaillés à vil prix que moi j’achetais  c’est comme ça que j’ai commencé», nous raconte la femme de métier.

Our elle, sur le marché ou ailleurs, il y a du bois partout mais, pour  la confection  des statues,  il faut forcément  un bois de qualité qui ne pourri pas. « C’est le bois brute, bois rouge communément appelés  ‘’lèngué’’, ou le ‘’gbélén’’ et le bois de tec que nous utilisons et ça c’est pour la résistance de la statue », précise Aïssata  Kourouma.

 A l’écouter, la sculpture est un métier difficile qui demande  assez de courages. Pour s’en sortir, elle s’est entourée d’un groupe de jeunes y compris ses deux garçons. Le rôle de ce groupe est de former, gratter, dessiner et ensuite passer à la finition qui consiste à rendre la statue lisse.

C’est un métier qui n’est pas sans difficultés. Les difficultés, c’est aussi la rareté des clients. Dans ses locaux, on trouve une importante quantité de statues stockées qui, selon elle, depuis au minimum 7ans. « Depuis 2012 j’ai cette marchandise, je n’ai pas de moyens pour trouver un magasin et il y a pas de marché. En Guinée les gens se soucient plutôt de la nourriture que de l’achat de statues. Ce sont les expatriés qui sont généralement. Je partais à Freetown aussi pour vendre les petites pièces mais, quand il prend ta marchandise il faut attendre un à deux mois pour récupérer ton argent puisqu’on ne te paye pas cache et sa m’a beaucoup fatigué». Nous explique les embarras du métier.

 En 2010, elle a participé à l’exposition universelle tenue en chine ou, l’art Guinéen selon Aissata Kourouma, a vraiment impressionné les chinois qui cherchaient à gagner le model de bois des artisanats Guinéens pour en faire une copie et livrer sur le marché. N’ayant pas obtenu gain de cause, les artisanats Guinéens n’étaient plus les bienvenus en chine en 2012 et 2013. D’où son cri de cœur auprès  du gouvernement afin de pouvoir mieux promouvoir l’artisanat.

Maimouna bangoura

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