Fichier électoral : « … dans le rapport final de l’audit, nulle part, on ne parle de fictifs » (Mamady III Kaba)

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Alors que la commission électorale nationale indépendante (CENI), continue de dérouler ses activités en vue de l’organisation des élections législatives, la question des électeurs n’ayant pas leurs données biométriques au complet, fait toujours polémique sur la scène politique guinéenne. Nous apprend Mamady III Kaba suite à une rencontre tenue ce mardi, 05 novembre 2019 dans les locaux du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

Certaines formations politiques parlent d’ailleurs d’électeurs « fictifs’’, considérant que cela a été relevé par le rapport final de l’audit du fichier électoral. Mais pour le président du comité technique de l’audit du fichier électoral, ces électeurs ne sont pas des fictifs et que nulle part dans le rapport final de cet audit, on ne parle de « fictifs ».

 « …. Il y a effectivement un nombre très élevé, un million cinq cent trente mille et quelques (1 530 000) électeurs, qui n’ont pas leurs données biométriques au complet. Et c’est là où, la précision est importante pour faire la part des choses entre les données biométriques et les données alphanumériques. Les données alphanumériques, ce sont des données qui sont liées aux noms, aux prénoms, la filiation, le domicile etc… Les données biométriques, c’est la photo, les empreintes. Et donc, l’audit a effectivement révélé que sur les 6 millions et quelques électeurs, il y a un million et quelques qui n’ont pas bien entendu leurs données biométriques au complet (…). Le terme fictif n’existe pas », a-t-il soutenu.

Le juriste et acteur de la société civile a par ailleurs, donné les raisons pouvant justifier cet état de fait, tel que cela a été mentionné par les experts ayant procédé à l’audit.

« L’équipe d’experts, composée de sept (7) personnes, a trouvé des raisons pouvant justifier cet état de fait. Et l’une de ces raisons majeures, il y a eu plusieurs opérateurs qui ont travaillé sur le fichier électoral guinéen au fil du temps. Les opérateurs n’utilisaient pas le même système et du coup, le transfert d’un opérateur à un autre, a altéré certaines données biométriques notamment, les empreintes », nous a appris Mamady III Kaba.

Bouka Barry