CAN 2019 : Belmadi et Cissé, duel de tacticiens 100% africains pour la finale Algérie-Sénégal

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Historique, la finale de la CAN 2019 entre l’Algérie et le Sénégal l’est à plus d’un titre, notamment en raison des profils des deux sélectionneurs nationaux : Djamel Belmadi et Aliou Cissé, deux hommes qui se connaissent depuis longtemps. Et c’est aussi la première entre deux coachs africains depuis… 21 ans !

Ils ont le même âge – 43 ans -, sont nés à un jour d’intervalle (24 mars 1976 pour Cissé, le lendemain pour Belmadi), ont fréquenté en même temps le centre de formation du Paris-SG en 1992, et ont tous les deux effectué l’essentiel de leur carrière professionnelle en France – Paris-SG, Martigues, Marseille, Cannes et Valenciennes pour Belmadi ; Lille, Sedan, Paris-SG, Montpellier et Nîmes pour Cissé.

Le sélectionneur des Fennecs est né à Champigny-sur-Marne, le second à Ziguinchor, une ville qu’il a quittée à l’âge de 9 ans pour s’installer avec sa famille à… Champigny-sur-Marne. Les deux hommes ont donc grandi à quelques kilomètres l’un de l’autre, et ont par la suite eu l’occasion de s’affronter en Ligue 1 ou en sélection.

Mais après le match de vendredi soir, l’un quittera l’Égypte avec la Coupe d’Afrique des nations sous le bras, tandis que l’autre aura le sentiment d’avoir simplement effleuré des doigts le bonheur absolu.

En moins d’un an, Belmadi a déjà beaucoup fait

Surtout, il n’aura échappé à personne que Belmadi et Cissé sont aussi des entraîneurs de la même nationalité que leur sélection, quelque chose qui réjouira tous les fans africains de foot car cela n’était pas arrivé en finale de la CAN depuis… 21 ans : en 1998, au Burkina Faso, entre l’Égypte de Mahmoud el-Gohary et l’Afrique du Sud de Jomo Sono (2-0). Depuis 1990, en 30 ans et en 15 éditions, la CAN n’aura donc connu une finale 100% africaine qu’à deux reprises…

Si les deux coachs ont de nombreux points communs, on l’a compris, ils n’en cultivent pas moins leurs différences. En moins d’un an, Belmadi a fait ce que les successeurs de Vahid Halilhodzic, huitième de finaliste de la Coupe du monde 2014, n’avaient pas pu faire, la faute, notamment, à une fédération incapable de s’inscrire dans la durée. Le second bénéficie de la confiance de ses dirigeants depuis plus longtemps (février 2015), et, forcément, cette stabilité se traduit avec de meilleurs résultats sur le terrain.

JeuneAfrque

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