4 juillet 1776 : le jour où est née l’indépendance américaine

En 1776, le 4 juillet, les Etats-Unis deviennent une nation indépendante. Retour sur les événements ayant conduit à la création de la nation américaine qui deviendra quelques décennies plus tard, la première puissance mondiale.

Chaque année, le 4 juillet, le peuple américain se retrouve pour célébrer la fête nationale autour d’un barbecue ou en admirant un feu d’artifice : c’est le jour de l’indépendance.

Mais quelle histoire se trouve derrière cette journée si importante aux États-Unis ?

Pas de représentation, pas de taxation !

Sortie victorieuse de la guerre de sept ans(1756-1763), la couronne britannique obtient le contrôle d’une grande partie de l’Amérique du Nord. L’issue du conflit, première guerre a avoir été qualifiée de « mondiale », a permis au Royaume-Uni de s’affirmer en tant que grande puissance coloniale, faisant disparaître presque intégralement l’ancien empire colonial français. Néanmoins, la puissance politique de l’Angleterre contrastait dangereusement avec son affaiblissement financier, conséquence d’une guerre sanglante et coûteuse.

Inévitablement, les treize colonies américaines, administrées et gouvernées par l’Empire britannique, durent payer les frais d’une guerre dont elles étaient le principal enjeu. Entre 1764 et 1773, le Parlement britannique vota une série de taxes visant les colons, afin de renflouer les caisses de l’État. Mécontents de ces nouvelles mesures, les colons d’Amérique se mirent à développer une rancœur profonde à l’égard de l’Angleterre. Un sentiment renforcé par le fait qu’ils ne bénéficiaient pas de représentants au Parlement britannique, réduisant à néant leur capacité politique à défendre leurs intérêts.

Ainsi, les années 1770 furent caractérisées par le développement d’un nouveau slogan : « No taxation without representation » (Pas de représentation, pas de taxation).

L’élite américaine, décidée à faire retentir ses revendications au parlement, envoya des portes-paroles au gouvernement pour protester contre les nouvelles taxes. Certains d’entre eux furent même chargés de soumettre les exigences du peuple au roi lui-même, George III.

Mais la couronne anglaise fit la sourde oreille, et les tensions entre les colons et le gouvernement se cristallisèrent.

Dans ses débuts, la révolution était particulièrement difficile pour les colons insurgés, aussi appelés patriotes : en plus de se battre contre les soldats britanniques, ils devaient affronter leurs confrères restés fidèles à la couronne anglaise, appelés loyalistes. Néanmoins, l’avantage finit par leur revenir lorsque les patriotes formèrent l’armée continentale dirigée par George Washington. De plus, le soutien sournois de la France, amère d’avoir été vaincue par l’Angleterre quelques années auparavant, conféra un véritable avantage aux insurgés.

De son côté, la couronne anglaise envoyait régulièrement des renforts aux loyalistes, qui connurent tout de même quelques succès.

En 1775, un épisode joua un rôle décisif dans ce conflit : la bataille de Bunker Hill. Connue pour avoir été extrêmement sanglante, les forces britanniques y connurent une victoire particulièrement peu avantageuse. En effet, les coûts humains et économiques de cette offensive étaient si importants du côté anglais, qu’il devint de plus en plus évident que l’armée britannique n’aurait pas les moyens de poursuivre cette guerre. Dans son journal, le célèbre général britannique Henry Clinton déclara même que « quelques victoires semblables auraient sûrement mis fin à la domination britannique en Amérique« .

https://www.geo.fr/histoire

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