« L’enseignement privé n’est pas laissé pour compte par le MESRS-I » : Mamadou Bobo Sow recteur de l’Université Nongô Conakry-UNC

Les étudiants guinéens ont repris le 02 novembre dernier, le chemin des campus. A l’université Nongo Conakry-UNC dans la commune de Ratoma, toutes les dispositions sont prises par les responsables pour une bonne année universitaire réussie. C’est du moins ce que le recteur de cette institution, El Hadj Mamadou Bobo Sow nous a fait savoir. Il se réjouit aussi du passage dans son établissement, d’une inspection du ministère de l’enseignement supérieur et du pourcentage obtenu pour la première journée. C’était dans un entretien que nous vous proposons dans les lignes qui suivent. Lisez :

www.rtgkoloma.info : Bonjour monsieur le recteur?

Mamadou Bobo Sow: Bonjour monsieur le journaliste et merci de l’opportunité que vous m’offrez pour parler de la rentrée universitaire de notre institution.

Décrivez-nous l’atmosphère de la 1ère journée ici, chez vous ?

A notre niveau ici à l’UNC, les choses se sont très bien passées au-. Le premier jour, il y a eu 9 groupes pédagogiques qui ont fonctionné avec, au moins, 50% de taux de présence. Ce qui est tout à fait remarquable. Par la suite, nous avons reçu une délégation du ministère de l’enseignement supérieur et cela nous a fait plaisir, mais aussi aux étudiants qu’ils ont rencontrés dans les salles des classes. Cela prouve que l’enseignement privé n’est pas laissé pour compte par le département.

Le ministère avait pris des mesures notamment l’harmonisation des frais d’inscription et de réinscription. Qu’en est-il chez vous ?

Cette mesure ne concerne que les universités publiques. Chez nous, dans les universités privées, nous nous débrouillons pour vivre, l’Etat ne nous donne absolument rien. Donc, on ne peut pas nous imposer des prix.

Quelles sont les nouvelles dispositions prises au sein de votre université pour cette année ?

A l’enseignement, pas seulement à l’université, on ne prend pas des dispositions comme ça. L’enseignement c’est la tradition, on ne change pas à tout moment. Donc, on n’a pas pris de dispositions particulières.

Les règlements intérieurs et les statuts existent depuis la création de l’Université. Pour entrer dans toute université en Guinée, il te faut avoir le baccalauréat. C’est connu de tout le monde. Il y a des filières spécifiques pour les sciences mathématiques, les sciences expérimentales qui sont distinctes des filières des sciences sociales. Pour le reste, on a recruté des enseignants pour les cours des semestres impairs. Après février, on recrutera d’autres enseignants pour les semestres pairs.

A l’Université Sonfonia, par exemple, certains modes vestimentaires sont interdits. Est-ce le cas chez vous ?

Ne comparez jamais une université publique à une université privée. Dans le privé, nous caressons les étudiants dans le sens du poil. Nous, on veille sur la discipline et les étudiants le savent. Lorsqu’ils s’inscrivent, on leur donne le règlement pour qu’ils sachent comment il faut se comporter ici.

Est-ce qu’à l’UNC la formation tient compte des besoins du marché ?

Les cours qu’on dispense sont dans un programme. Grâce aux nouvelles technologies, vous pouvez accéder au programme de licence en économie dans le monde entier. Vous ne pouvez pas faire en Guinée ce qui ne se fait pas dans les autres pays. On ne peut pas dire qu’on enseigne juste pour la Guinée. Un programme d’enseignement une fois qu’il est implanté, il ne change pas pendant 5 ans.

Est-ce que les différents programmes enseignés à l’UNC sont accrédités par l’Autorité nationale d’assurance qualité (ANAQ)?

Mamadou Cellou SOUARE-Fondateur UNC

L’accréditation des programmes tient compte des 23 standards. Nous sommes l’une des rares universités qui ont tous leurs programmes accrédités. Nous avons 11 programmes de licence accrédités. Il reste deux autres parce que pour qu’un programme soit accrédité, il faut qu’il ait sorti au moins une promotion.

Depuis sa création, l’UNC a sorti beaucoup de promotions. Est-ce que vous avez un bon retour en ce qui concerne leur insertion professionnelle ?

L’insertion professionnelle des étudiants sortants fait partie des standards d’accréditation. On a créé un service qu’on a appelé ‘’observatoire des diplômés’’ pour se renseigner sur ce que sont devenus nos étudiants. On n’a pas encore réussi à avoir un feedback très solide parce que les entreprises ne coopèrent pas. On a quand même des programmes comme Génie informatique, Économie où l’insertion est relativement bonne.

Quel appel avez-vous à lancer aux étudiants ?

Nous les invitons à venir étudier. De nos jours, certains parents encouragent leurs enfants d’aller apprendre un métier au détriment de l’école. Je demande aux parents de laisser leurs enfants étudier pour avoir un niveau minimum. Maintenant ce qui va arriver après l’étude, vous verrez cela après. Mais si vous n’avez pas étudié vous ne serez pas comme ceux qui ont fini leurs études et qui seront pris dans l’armée. Le recrutement à la fonction publique ne concerne que ceux qui ont des diplômes.

www.rtgkoloma.info : Merci de votre disponibilité Monsieur le recteur ?

Mamadou Bobo Sow: C’est à moi de vous remercier.

Entretien réalisé par Abdoulaye Bouka Barry-626103972

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