La COJEL-PAID sollicite l’implication de la CÉDÉAO à la tenue d’un « dialogue préventif » en Guinée

La Convergence des Jeunes Leaders pour la Paix et la Démocratie (COJEL-PAID) était en face aux journalistes ce vendredi 26 juin 2020 à la maison de la presse à Conakry. Il était question, pour cette plateforme, d’annoncer la mise en place dans les prochains jours, d’un cadre de dialogue entre les différents acteurs sociopolitiques du pays. Afin de permettre aux différents protagonistes de résoudre leur différend par la méthode pacifique.
Le coordinateur général de la COJEL-PAID, Abdoul Sacko a tout d’abord évoqué les raisons de la mise en place du cadre de dialogue entre les acteurs politiques : « Etant convaincu qu’entre les Guinéens, il y’a une certaine incompréhension, cela que ça soit entre acteurs politiques, sociaux autour de la gestion de la vie nationale, nous estimons que ces incompréhensions étant fondées et que chacun dans sa position croit qu’il a la meilleure manière de voir comment le pays fonctionne. Nous avons donc estimé, compte tenu de plusieurs facteurs et d’ingrédients qui se réunissent, que s’ils ne sont pas pris en compte, risques de créer l’implosion. C’est pourquoi, nous avons pensé qu’il faut que nous profitions ensemble à la fois dans la gestion de la crise sanitaire pour qu’aux sortir de cette crise sanitaire, nous ne tombions pas dans une autre crise. Et, cela passe nécessairement et de façon inévitablement par le dialogue. Raison pour laquelle nous avons saisi la CEDEAO qui est un espace de dialogue et que nous partageons avec les autres pays et que tous les acteurs de la vie nationale sont unanimes, y compris la communauté internationale, qui a confié le leadership à la CEDEAO pour accompagner la Guinée dans la gestion des crises», a-t-il dit.
Et d’ajouter, « Nous attendons de la CEDEAO d’ici la fin du mois de juillet pour qu’elle inscrive dans ses différentes actions des aspects préventifs en nous aidant de nous mettre autour de la table au lieu d’attendre qu’il est crise et venir gérer la crise alors que nous pouvons l’éviter. De nous accompagner éminemment à la mise en place d’un cadre de dialogue et nous Guinéens, nous définissons les sujets à débattre autour de ce cadre de dialogue ».
Conscient que ce cadre de dialogue est organisé par les Guinéens et pour les Guinéens, la Convergence des Jeunes Leaders pour la paix et la Démocratie les exhorte à faire du dialogue leur arme dans la résolution de leur différend. »
« Dire à tout un chacun que la violence n’arrange personne. Quoique nous fassions, même si nous prenons les armes les uns contre les autres, nous serons obligés au prix de la vie de nombreux Guinéens d’aller autour de la table du dialogue. Évitons que d’autres familles soient endeuillées. Au premier chef, l’Etat, qui doit se positionner dans une situation de garant de la stabilité de la sécurité de tout Guinéen où qu’il soit qui qu’il soit. De prioriser une fois de plus le dialogue. Acceptons de revenir autour de la table, confrontons nos idées, notre manière de comprendre et nous allons tirer de là quelque chose d’important pour notre pays», a-t-il lancé aux différents acteurs.
Barry Bouka