Fête de ramadan et Covid-19 : ça galère dans les ateliers de couture plus qu’au moment d’Ebola

Le ramadan touchera  bientôt à sa fin. Et, en temps normal, c’est le moment opportun pour les couturiers et couturières de se faire pleins les poches, par l’affluence de la clientèle  au regard des préparatifs de la fête de ramadan.

 Toutefois, lors d’une immersion entreprise par un de nos reporters dans la matinée de ce jeudi 21 mai 2020, dans certains ateliers de couture de  Conakry, le constat est sans appel. Pour cause, ces ateliers sont quasi-déserts.  Les clients (e) se font de plus en plus  rares à cause de la galère. Au grand dam des maîtres et maîtresses des lieux

Comme le témoigne Rosaline Onomou,  maitresse de Téa Couture, commune de Kaloum.

 « Comme vous le savez cette année, il n’y a pas eu d’engouement comme les années précédentes. Avec l’arrivée de cette maladie de covid-19, les gens sont plutôt inquiets pour leur santé que de s’habiller pour la fête. Dans mon atelier, on a plutôt reçu les habits  pour les enfants que pour les parents.  Contraire aux années précédentes. A mon avis, les clients ont préféré garder  le peu d’argent qu’ils ont pour subvenir aux besoins de la famille au lieu de le dépenser pour s’habiller.  Car, l’habillement est un plaisir», indique-t- elle.

 Par ailleurs, la maitresse Rosaline Onomo émet le souhait pour la Guinée de pouvoir   bouter cette pandémie de covid-19 hors de nos frontières  :

« Mon souhait est de voir cette maladie de coronavirus très loin du monde plus particulière de ma Guinée. Car, elle freine toutes les  activités génératricew de revenus dans tous les secteurs du pays»

Ibrahima Bah, communément appelé « maitre Bah », qui travaille   à  Dixinn- oasis, corrobore.

«D’habitude, on travaille nuit et jour.  Mais, cette année il n’y a pas de travail. Il n’y a pas d’engouement, y a même pas d’ambiance. Les années passées,  on avait même des difficultés à faire nos prières face au manque de temps des années  au vu de l’affluence de la clientèle. Mais cette fois,  nous ne  faisons  que dormir pendant toute la journée. Les clients sont vraiment rares cette année. »

« Il faut aussi signaler que les temps sont dures et surtout depuis l’arrivée de cette pandémie de covid-19 qui fait des ravages partout. Même au temps de l’Ébola, les activités n’ont pas été  freinées de la sorte»,, a-t-il fait remarqué

Hawa THIAM