20 octobre 2020

Armée : le ministre de la défense Mohamed Diané répond à Amnesty International

 

Dans un entretien accordé à nos confrères du site mosaiqueguinée.com, le ministre d’Etat ministre de la défense nationale chargé des affaires présidentielles, a saluer le caractère republicain de l’armée guinéenne durant les 10 ans de gestion du professeur Alpha Condé.

Contrairement au rapport fourni par l’ONG Amnesty Inter national qui accuse la grande miette (armée) de violation  des  droits de l’homme en Guinée, pour docteur Mohamed Diané les reformes entreprises sous la gouvernance d’Alpha Condé ont favorisé une restructuration positive de ce corps.

« L’armée guinéenne ne s’est jamais aussi bien portée que ces dernières années. Mais pour le comprendre, il faut se souvenir de ce que nous avons hérité. Je pense notamment au constat amer, alarmant et donc catastrophique dressé en 2010 par les Nations-unies, l’Union africaine, la Cedeao et d’autres organisations ainsi que des experts indépendants (je pense notamment au généraux Lamine Cissé et Bruno Bollée) qui ont exigé dans leurs rapports une réforme profonde de l’armée guinéenne. Dix ans après, nous sommes cités par les organisations internationales comme un cas d’école en Afrique. Nous en sommes fiers. Et pour cause, on peut citer, pêle-mêle : la soumission des Forces de défense à l’autorité civile légalement établie ; le renforcement de la discipline au sein des forces armées ; la déconcentration des forces de Conakry pour l’intérieur du pays ; l’élaboration des textes majeurs régissant le fonctionnement des Forces armées ; la mise en place d’un système informatisé de gestion des ressources humaines (SIRH) des forces armées ; la bio-métrisation des ressources humaines ; l’érection de l’Etat-major de la Gendarmerie nationale en Haut commandement de la Gendarmerie nationale/Direction de la justice militaire ; la création et l’opérationnalisation du tribunal militaire ; le développement du concept Genre et Equité au sein des forces armées ; la participation des forces armées au développement économique et social, notamment par l’action du Génie militaire, du Service de santé des armées et des Unités agricoles ; la formation et l’entrainement de la troupe ; l’amélioration des moyens logistiques des forces armées ; la construction de nouveaux bataillons ; la création d’un Groupement de Forces spéciales pour lutter contre le terrorisme ; la préparation et la projection de plusieurs bataillons au Mali sous bannière onusienne dans le cadre du maintien de la paix ; la sécurisation de l’intérieur et des frontières du territoire national ; la lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre ; la création de nouvelles unités d’intervention de la gendarmerie ; le renforcement de l’action de l’Etat en mer par la création et l’opérationnalisation de la Préfecture maritime ; la dépollution de nombreux sites contenant des munitions et armes périmées dans le cadre de la sécurisation des populations. Je peux continuer encore et encore à énumérer », a-t-il vanté.

Et le ministre de la défense d’ajouter « Nous avons donc à la fois renforcé le côté brassage du corps, assurer la formation, la modernisation des effectifs, l’avancement en grade selon les critères de mérite et aussi veiller à ce que l’armée reste cantonnée dans le rôle qui est le sien : la défense du territoire national et la protection des institutions républicaines, tout en participant efficacement au développement socio-économique de la nation ».

Bouka Barry

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